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Alfred de Musset
Pensif comme l’amour, beau comme le génie ;
Sa maîtresse enivrée est prête à s’endormir.
Il vient d’avoir vingt ans, son cœur vient de s’ouvrir ;
Rameau tremblant encor de l’arbre de la vie
Tombée, comme le Christ, pour aimer et souffrir. »
Peignant sur son col blanc sa chevelure brune ! »
« J’ai perdu ma force et ma vie,
Et mes amis et ma gaieté ;
J’ai perdu jusqu’à la fierté
Qui faisait croire à mon génie. »
1840, Alfred de Musset publie des pièces de théâtres « Comédies et proverbes » signifiant un ralentissement de sa vigueur littéraire. Sa santé est fragilisée par des abus d'alcool. Cependant en 1847, un événement inattendu vient illuminer cette période sombre, le triomphe inattendu à la « Comédie Française » avec « Les Caprices de Marianne ». Alfred de Musset est Malade, mais reçoit la légion d'honneur en 1845. Alfred de Musset succède à « Dupaty » en 1852 à « l'Académie Française ». 1853, le « ministère de l'Instruction publique » lui octroi un poste de bibliothécaire à titre honorifique, (le travail est inexistant), Il meurt dans la solitude oublié de ses contemporains, le 2 mai 1857.
Source : http://www.jesuismort.com/
Biographie rédigée par Des Auteurs du Libre et publiée sous Licence de documentation libre (GFDL 1.2)
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Année de naissance : 1810- Lieu de naissance : Paris
Année du décès : 1857- Lieu du décès : Paris
- Cause du décès : Maladie cardiaque
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Si On ne badine pas avec l'amour est supérieur par sa richesse et par la qualité des ses tirades sur l'amour; Les caprices de Marianne a l'avantage d'exposer clairement au grand jour les deux personnalités de l'auteur de cette pièce de théâtre.
D'ailleurs, vers la fin de la pièce, Octave va exprimer littéralement la pensée de l'auteur en déclarant: "Coelio était la bonne partie de moi-même (...)il connaissait les plaisirs et leur préférait la solitude ; il savait combien les illusions sont trompeuses, et il préférait ses illusions à la réalité."
Ainsi, si Octave le libertin, celui qui fréquente les filles de joie, finit par se reconnaître, après la tragédie, dans le personnage rêveur et idéaliste de Coelio, on peut aisément supposé que De Musset lui-même vivait cette dualité dans sa vie.
Peut-être même que l'auteur était justement la partie romantique de lui-même alors que son comportement biographique en était le côté résolument libertin.
Ce qui serait tout à fait logique puisque si on se fie au lieu où se déroule l'action de cette pièce, si on pense également au comportement "sans coeur" et volage que De Musset aura envers Georges Sand lors de leur voyage en Italie, lorsque celle-ci se trouvera gravement malade, clouée au lit; on peut se dire que c'est un indice de plus en faveur de cette hypothèse.
Mais, à bien y songer, ce qui frappe dans cette pièce, c'est qu'elle semble dire que les gens les plus cyniques sont parfois ceux qui parlent le mieux d'amour, et que, inversement, ceux qui sont le plus submergé par le sentiment amoureux sont ceux que l'émotion étouffe et rendent muet de stupeur devant l'objet de leur désir.
Curieux paradoxe que l'auteur met en scène brillament dans cette pièce... mais qui se vérifie aussi très souvent dans la vie quotidienne.
Enfin, peu importe, il vaut la peine de lire cette pièce uniquement pour des répliques du genre: "j'aimerais mieux mourir que d'attenter à mes jours", prononcée par ce noceur d'Octave.
Et comment ne pas souligner l'échange suivant:
COELIO. - Que tu es heureux d'être fou !
OCTAVE. - Que tu es fou de ne pas être heureux !
Comment passer sous silence, également, cette petite phrase typiqement prophétique de l'univers virtuel dans lequel nous sommes actuellement: "La réalité n'est qu'une ombre."?
Bref, peut-être que la morale de cette histoire d'amour tient dans cette simple tirade du sombre Coelio: "Malheur à celui qui, au milieu de la jeunesse, s'abandonne à un amour sans espoir ! Malheur à celui qui se livre à une douce rêverie avant de savoir où sa chimère le mène et s'il peut être payé de retour !"