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Critiques reçues par JYD
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le principal problème de ce texte, à mon sens, c'est qu'il en fait trop : création, moment de vie, armoire, grand-mère, soirée arrosée, début de récit avorté... certes, on s'y retrouve au final, mais le tout est un peu trop télescopé sur ces douze pages.
Reste que le texte est savoureux, et que pris isolément (et malheureusement il est trop facile de les prendre isolément) chaque "morceau" apporte son lot de réjouissance.
Quant à la fin, je ne peux que saluer un esprit frère.
Au début on a l'impression, encouragée par l'auteur, que ce texte ne mène nulle part. On se laisse prendre à cette dérive doucement humoristique sur les affres de l'écriture (trouver un sujet). Et puis, à la page 10, 3e paragraphe, les larmes me sont monté aux yeux.
Le narrateur n'a pas eu la chance de Francine Ségeste qui, dans "Mémoire de la mer", pouvait encore extorquer quelques souvenirs de sa mère. Mais on y pense toujours quand il est trop tard, même s' il n'y a pas de tradition de secret dans la famille, à poser les questions "comment c'était ?". On le sait bien, et puis on oublie (cf http://lipietz.net/spip.php?article1017)
Quelle magnifique idée de poser la question à un meuble ayant appartenu à un être cher !
On croit qu'il s'agit de la peur de la page blanche, mais pas du tout. Une intéressante réflexion sur "Comment un auteur peut-il commencer à créer". Je ne donnerai pas bien sûr la réponse donnée par ...cet auteur. Un humour sympathique délaye agréablement cette intro-réflexion.
Et quelle délicatesse que de réserver cette fable aux moins de 18 ans !
Mmm.. je découvre dans l'ordre inverse d'Hervé de Quengo les fables de JYD, alors peut être que j'ai une autre vison de ses entrées en matière. Dans "Une petite vérité" on sortira à peine de l'entrée en matière, qui est presque la matière elle même, et qui est une autre suite possible pour l'histoire de notre chêne. Mais où s'arrête ici l'entrée en matière ? Oui, on pourrait réduire de quelques lignes les 3 premiers §, mais dès que le chêne prend la parole l'émotion monte, puis glisse vers une vision inversée de la modernité, pour basculer dans une apothéose féérique, Cronenberg et Brassens mêlés…
Fabuleux !
C'est peut être la fin (la visite du père Lacascagne) qui est trop longue (on avait compris)…
Mais la remarque sur la longueur des mises en bouche de JYD est intéressante parce qu'on peut faire la même remarque sur celle des "Filles du feu" ou de "Sylvie" de Nerval. Or je me demande (mais maintenant c'est trop tard) si elle ne sont pas absolument nécessaire pour justement "mettre en bouche". Faut voir.
wouahhh !
Super bien écrit, je trouve. Avec des images magnifiques, un style aisé pour une histoire pas banale.
Et la fin aussi surprenante que magique !
J'ai adoré cette nouvelle, même si je préfère les bûches qui se mangent !
L'ombre des "terribles lézards" des sables du littoral atlantique plane aux abords de campings remplis de chair fraiche. Nombreux sont les clients de certains bars de la lisière, partis quelques minutes pour soulager leur vessie, qu'on a jamais revus. Les soirs de grand vent, on peut entendre parfois, au milieu des craquements, des cris d'aucun animal connu. Lorsque les dunes "se déplacent", elles dévoilent des toiles de tentes déchirées, des linges éparpillés, des couchages lacérés...Les sables blancs ont aussi un fort taux inexpliqué de calcite...
J'ai apprécier cette histoire qui insere habillement son scénario dans l'histoire.
Bien écrit et original.
Merci pour ce texte!
En effet, un texte intéressant et une nouvelle plume de qualité à découvrir sur ILV. Un vocabulaire très riche sert bien l'histoire même si, à l'instar d'Hervé, je trouve que le récit tarde un peu à démarrer. Cela dit, ça n'enlève rien à la qualité de cette bûche! M'en irai lire le reste des oeuvres de JYD prochainement, ça doit en valoir la peine!
une très très belle histoire, très très bien écrite. Un petit bémol: la mise en bouche est peut-être un chouïa trop longue,ce me semble.