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Critiques postées par Bernard Fauren
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19 mars 1999
Pour ce voyage là, j’avais voulu un décor apaisé, au bord du rêve, et mettre des tentures de velours aux portes de mon attente -des poèmes, de Beaudelaire-.
Un rideau tendu m’isolait de cette partie endormie de moi. Je ne ressentais plus rien de douleur physique. Regards concentrés, énoncés de termes techniques, gestes secrets.
Un texte troublant qui frappe par l’absence de celui qui aurait du être là.
Emouvant !
becdanlo
J'ai oublié de mettre le lien de la bonne nouvelle...du prix de la Nouvelle!
http://www.alexandrie.org/static.php?op=price2006.php
Le Prix Alexandrie de la Nouvelle a été décerné à Perrine Cambon pour Hijo de Africa Une histoire se déroulant à la fin du XIXème siècle, où Elena, dix sept ans, la tête pleine de rêves doit suivre son père en Afrique; une histoire d'amour.
Perrine Cambon à vingt ans, elle est originaire d'un petit village de Seine et Marne, elle fait actuellement ses études de médecine à Dijon et elle est déjà l'auteur d'une nouvelle écrite à seize ans : « Je l'aime, ne me le tuez pas ».
97 pages de libres associations!
97 pages pleines d’images volées!
97 pages de petits bonheurs!
Un art du bref qui me fait souvent penser aux Quatrains d’Omar Khayyâm
Vois la vie qui passe
Mystérieuse caravane
Vole lui sa joie
Sûr que le destin
Nous broiera sous ses talons
Aime et bois du vin
Goûte le présent
Vis un moment pour toi-même
Le passé est mort
Découvert dans la rubrique « 10 œuvres oubliées »
C’est pas grand-chose quelques mots glanés au bord du chemin !
Certains nous parlent, certains résonnent en nous !
Voici quelques vers pour la soif :
Je passe à travers les gouttes,
Je vais je viens et j'écoute,
les gens que je croise et qui doutent
Je les nourri du vin de la route.
Découvert dans la rubrique « 10 œuvres oubliées »
Lu dans le profil d’Adrienne :
Dernier bon livre lu : « le dieu intérieur » d’Alexandro Jodorowski ! Tient ! Tient !
Un petit traité sur la comparaison entre les modes de pensée de l’Orient et de l’Occident.
C’est bref et condensé !
J’ai bien aimé la longue liste de ce qui n’est pas la sagesse, j’ai noté en particulier :
Un sage est sans morale. Non qu'il ne possède pas un sens éthique…, mais il sait que toute morale est déterminée par le niveau et l'histoire d'une culture, à un moment donné.
Mais aussi, pour nous qui baignons dans l’imaginaire :
Nous devons arrêter d'envisager la fonction imaginaire de l'être humain comme purement et simplement "leurrante" et "illusoire" et la reconnaître, principalement, comme créatrice. Cette création est au cœur même de la pensée sans laquelle cette dernière n'existerait pas. Mais inversement l'imaginaire radical a besoin de la pensée pour s'établir dans ses constructions symboliques et pour limiter sa puissance créatrice/destructrice.
La poésie de Magalie est toute simple !
Comme les titres de ses poèmes: Un jour d’été, la naissance du soleil, la prison de mon être !
De la fraicheur et une certaine « sensibilité japonaise » à la nature:
Blottie dans le coin de ma cheminée
Par ma fenêtre givrée
J'observe ce paysage d'un blanc immaculé.
Mon arbre préféré
Sans feuilles pour le protéger,
Est complètement frigorifié.
Découvert dans la rubrique « 10 œuvres oubliées »
Quelques vers pour un ami malade,
Lorsqu’entre ciel et terre se joue la vie!
Spectateur, nous-nous prenons à espérer !
Funambule, abandonné avec ton émotion,
ou se noie quelquefois, un peu de faiblesse,
Funambule , tu vis un soir , un jour , un instant ,
en chacun d'entre nous .
Découvert dans la rubrique « 10 œuvres oubliées »
Parfums de colonies ?
Vision de grands hôtels…
Une salle de bal…
A Vienne ou Singapour…
Avec quelques mots...
Olympias Sauzaron sait nous charmer !
Le velours des jupons qui ondulent comme des vagues
Surprend le bon plaisir des cavaliers masqués.
Découvert dans la rubrique « 10 œuvres oubliées »
Cet essai décrit ce que le monde pourrait être si le mercantilisme ne gouvernait pas tout. On apprend que, bien avant l’Internet, il existait déjà des modes de fonctionner, de penser qui donnaient la liberté de créer et de produire en dehors des schémas traditionnels (voir l’industrie de la soie à Lyon). En ce qui concerne la fameuse piraterie on découvre le jeune Mozart qui « enregistrait » mentalement un concert privé à la chapelle Sixtine pour « le reproduire » ensuite.
Le parallèle entre Wolfgang et Brianna (jeune pirate américaine) démontre qu’Internet n’a rien suscité de neuf. N’en déplaise aux ayants droit, le désir de copier et de partager participe aussi au plaisir tiré de la musique.
C’est d’ailleurs la thèse du musicologue Peter Szendy: «Depuis toujours, l’écoute est un ‘vol toléré’, comme l’écrivait un des fils de Bach. »
Concernant la littérature et le livre sous toutes ses formes :
« La somme des revenus
attribués aux auteurs ne correspond qu’à une mince part du chiffre
d’affaires global des industries qui en font commerce. Dans l’édition, cela ne représente que de 12 % des 2,4 milliards d’euros de la filière, en 2002. »
et par ailleurs :
« Le Centre national du livre n’est pas financé par l’impôt, son budget est abondé à hauteur des deux tiers par une taxe sur la vente de photocopieurs et des scanners. Le reste provient essentiellement d’une taxe sur le chiffre d’affaires des éditeurs les plus importants. Le principe vertueux du libre accès finance la nouvelle création. La circulation libre des œuvres d’aujourd’hui – grâce à la photocopieuse – finance les œuvres de demain… »
Pour tout dire, il s’agit ici d’un livre, bien sûr, très technique qui couvre des domaines aussi vastes que l’industrie pharmaceutique, la diffusion du savoir universitaire, les plantations transgéniques, la production des logiciels… J’avoue avoir parfois zappé quelques paragraphes (sourire). Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un très bon document pour qui veut s’informer sur l’évolution des pratiques actuelles concernant la soi-disant « piraterie ».
Découvert dans la rubrique « 10 œuvres oubliés »