Univers
Univers
Univers, quel mot magnifique pour le vers uni
Nous le voyons, le sentons, le touchons sans goût ni ouïe
Nous, les perdus de l’île habitable dans l’inouï
Ci Cassiopée et Vénus à l’infime lac noir sur nos toits
Qui lance des champs d’astéroïde sur l’atmosphère parois
Pour le couple d’amoureux qui fait des vœux narquois
Et que dire pour ces astronautes, la terre en vis-à-vis
Une probable gifle astrale, suspendu dans le vide du Jadis
Il regarde sans voir la saveur d’un goût sans indices
Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme
C’est pourquoi une hiver est une saison hors norme
Le temps de naître non-être… et de mourir tout-âme
Née bulleuse idée, coûteux rêve de l’Humanité
Futile furtif, toi qui fait oublier l’Homme-Animosité
Tu as tant de choses à dire aux prétentieuses Cités
Planètes, satellites, nuées, vides, trous, coïncidence
Vie, intelligence, inspiration, instinct… tout aussi dense
Univers, un désert aride et avide nous fait clémence