LOST PLANET
– EXTREME CONDITION –
L’Humanité a fui la Terre, devenue inhospitalière. Sur une planète glacée, quelques colons se battent pour leur survie. La menace est triple. Il y a d’abord le froid, intense. Viennent ensuite les Akrid, extra–terrestres belliqueux. Et enfin, il y a le NEVEC, entreprise qui cherche à terraformer la planète en détruisant tout sur son passage…
Vous êtes Wayne, et vous êtes amnésique. Tout ce dont vous vous souvenez, c’est que votre père a été tué par un gigantesque Akrid.
Recueilli par les pirates des neiges, vous vous remettez en selle. Pour dégommer de l’extra–terrestre à tout va. Oui, Lost Planet est un jeu de tir, et complètement con en plus. Le scénario est d’une simplicité extrême, et les personnages sont aussi plats que clichés. Ne vous attendez pas à une aventure passionnante et à des personnages profonds, non, Lost Planet est un pur jeu d’action. Et c’est très bien comme ça.
Lost Planet est donc un bon gros jeu de tir méga bourrin, qui ne fait absolument pas dans la finesse, et c’est ce qu’on attendait de lui. De ce point de vue, Lost Planet est même une formidable réussite. Intense et nerveux, proposant des gunfights monumentaux contre des ennemis titanesques et hyper nombreux, le jeu de Capcom défouraille à tout va. Alors comme en plus ça se passe sur Xbox 360 et que les développeurs sont loin d’être des buses, le résultat est visuellement bien claquant. Les personnages et les textures ne sont peut–être pas du niveau d’un Gears of War, et la neige n’est étonnamment pas aussi aboutie qu’on aurait pu l’espérer, mais le moteur physique Havok assure plutôt pas mal et puis surtout, surtout, ça pète dans tous les sens et les explosions et autres effets de fumée de Lost Planet sont sûrement parmi les plus aboutis du moment. Dessouder des Akrid de 50 mètres de haut à grands coups de lance–roquettes est un spectacle pour le moins hallucinant…
Le jeu est peut–être court, mais Lost Planet marque le grand retour du jeu vidéo d’action des années 1990. Comprendre : Lost Planet est un jeu d’une difficulté insensée, à tel point que cela en devient presque malsain pour la pauvre Xbox 360 qui risque bien de finir décalquée contre le mur… Lost Planet, c’est du Die & Retry tout ce qu’il y a de plus old–school, et pour en voir le bout il faut vraiment s’accrocher. Il n’y a vraiment aucune finesse, mais ça fait du bien d’arrêter de réfléchir une fois de temps en temps…
Détail amusant : Wayne emprunte les traits de la superstar coréenne Lee Byung–Hun, que l’on a pu voir dans l’excellentissime Bittersweet Life de Kim Jae–Woon.
On pourra tout de même reprocher un beaucoup trop grand nawak dans le scénar, ainsi que des personnages au design tellement improbable qu’ils en deviennent complètement ridicules. On pense notamment au grand méchant avec ses deux couettes qui lui tombent sur le devant… Le design des robots est lui aussi plus ou moins foiré, à moins bien sûr d’apprécier les gros cubes de métal dénués de toute finesse.
Mais on s’en fout : Lost Planet, c’est du gunfight de bourrin. Et, une fois de temps en temps, ça fait du bien.
Lost Planet : pour nous, les hommes ^^