Le chant des sirènes parisiennes.
La vasque est pleine d'horizons jamais atteints,
L'eau souterraine n'atteindra pas ton jardin.
Toi, si vilaine, qu'espères–tu pour demain,
La nuit, soudaine, ne calmera pas ta faim.
Gorgée de peine ton corps semble s'épuiser,
Pas une graine de toi ne viendra germer
Sur une plaine, dans un corps ou un verger.
Ta vie te mène là où tout a commencé.
L'eau des fontaines s'écoule péniblement
Quand tu promènes, non loin de là, ton séant.
Le sortilhaine qui s'est fondu dans ton sang
Fait de ta traîne ce cortège méprisant.
La vie t'assène d'innombrables cruautés,
Sa mise en scène ne t'épargnera jamais.
Pour que tu prennes ton chemin à contre–pied :
Noie dans la Seine ce qui fait ton entité !
Chapitre suivant : Du spleen à la folie