Gitan
Il est debout, un pied posé sur une chaise
Sur son genou, l’instrument qu’il manie fort aise
Est son trésor.
Fier il nous joue, un air qui raconte sa gêne
D’être un voyou, aux yeux de ces gens que la haine
De tout dévore.
Et tout à coup, un tempo joyeux se libère,
Dévoile en nous, la route, la paix, la lumière
De ses accords.
Ses doigts sont fous, ils grattent la guitare sèche,
Le regard flou, je crois déceler dans sa brèche
C’qui le rend fort.
C’est cette roue, qui le porte où les chemins mènent
Jusque chez nous, jusqu’au hasard qui me promène
Devant son port.
Un rythme doux revient pour apaiser la braise,
Il est debout, un pied posé sur une chaise,
Il s’évapore…
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