Utopie
Chavirant sur les vagues de bien trop de marais
Et planant, oscillant sur des vents déchaînés,
J'attendais que m'alpague enfin ma destinée.
Les poussiéreux lambeaux de mon âme assoiffée
Cherchaient un détergent pour la faire briller
Mais il n'y eut que l'eau de mes larmes pour fée.
Cette encre qui s'infiltre en ma plume et en traits
Sur ma page d'un blanc que je voudrais combler,
S'agite comme un filtre aux pouvoirs trop abstraits.
M'étendre sur vos couches, dévoiler vos secrets,
Que mes vers en l'instant se mêlent à vos pensées
Et deviennent la souche de tout ce qui vous fait.
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