Le noyer
Regarde cet arbre, ses branches cabossées
Qui pourtant se cabrent contre courants mauvais
Dont le chant macabre camoufle les regrets
De n’être de marbre mais que de bois mouillé.
Bientôt il se farde de bourgeons d’avenir
Des feuilles ne tarderont pas à le verdir
Comme une vieillarde dont le corps va flétrir
L’arbre ne regarde plus que le temps mourir.
Il a vu l’orage dévaster et réduire
De bien plus sauvages de bien grands menhirs
En miettes volages sur de vieux souvenirs
Que garde une page que nul ne pourra lire.
Voici ce que cachent les branches du noyer
Que le torrent lâche sur le bord apaisé
Sans qu’il ne se fâche sans vie, inanimé
Il veut que l’on sache qu’il est dur d’exister !
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