L'invitation
Je t'invite à sentir la rosée du matin,
Sauter et rebondir sur la terre et le foin.
Vois la forêt nourrir de rêves nos chemins
Et sa faune ébahir les yeux des citadins.
Je t'invite à gravir les cimes, les falaises,
À voler, découvrir la nature à ton aise.
Observe et vois grandir ce que fut la genèse
De la terre martyr’ de l'homme et son malaise.
Je t'invite à frémir dans l'eau glacée des mers,
Nager et retenir dans tes poumons de l'air.
Peux–tu mieux ressentir combien ta vie est chère
Quand tu te sens partir au–delà de la Terre.
Je t'invite à sourire à l'automne, au printemps
Ne plus jamais haïr le fait d'être vivant.
Comprends que rien n’est pire que d'être inexistant,
Arrête de dormir, lève–toi, il est temps !
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