Le présent
Les scories de mon âme inonderont le vent
Du parfum délectable, orgueilleux et puissant
Que dégagent le corps du poète mourant,
Quand sonnera le cor du grand rassemblement.
Assemblé à nouveau à la matrice Mère
Je plongerai mes yeux au regard de mon Père
Et je saurai enfin la raison de ces vers :
Sont–ils vaine illusion ou veines du mystère ?
Si je n'y trouvais rien, ni Dieu ni Lucifer,
Si on brûlait mes mots après qu'on m'incinère,
C'est que passé–futur sonnent d'un goût amère,
L'important est Présent, c'est agir, être et faire.
Qu'importe ce qui fut, ce qui vient loin devant,
C'est le temps qui nous tue, vivre c'est un présent.
Quand sonnera le cor du grand rassemblement,
Les scories de mon âme voleront dans le vent...
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