Prostré
Je suis perdu dans les limbes de mon esprit
Même les yeux ouverts je ne vois que la nuit.
Mes maux sont comme le labyrinthe où j’ai fui,
Plus rien ne me touche, ne me blesse ou me nuit.
Ma tête était trop pleine, une larme a suffi
À débrancher les veines unissant mon esprit
À mon corps fatigué d’être toujours en vie
À devoir l’affronter sans plus même une envie.
Ainsi je suis inerte un peu comme un zombi,
Le temps passe et m’alerte et je reste accroupi
Attendant qu’on allège un peu plus mes soucis,
Qu’on tue ce sortilège et que meure mon déni.
Je ne sais plus moi–même où, comment, qui je suis,
Je divague en dilemme et je cherche le cri
Qui m’ouvrira le corps balayant vers l’oubli
Le poids du désaccord qui m’enferma ici.
Chapitre suivant : Revanche à la mort