Je, Tombe, Vers
Je tombe, m’engloutis dans l’abîme des songes
Où mon esprit finit par croire en ses mensonges.
Tout mon corps se pourrit tant mon âme se ronge
Qu’il me faut un abri, un endroit où je plonge.
Je ne vois plus ici pourquoi donner à rompre,
Pourquoi vendre ma vie sentant que l’on me trompe.
Quand la lueur ne luit plus au bout de la pompe
Mieux vaut voguer ainsi avant de se corrompre.
Ma chute est infinie, je suis une colombe
Sans plume pour habit au milieu de ce monde
Qui jette de son nid l’oiseau dans la profonde
Obscur et longue nuit où corps et âmes fondent.
Si ma chute est bénie, elle posera dans l’onde
Ce qui fait que je suis au repos de ma tombe.
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