Un mas
Fugace atrocité je tremble dans ton vent.
Toi qui m’as suicidé, je suis là, délirant
Entre réalité et rêves si présents
D’un torrent asséché dans un sable mouvant.
Trop plein de ces humeurs, qui troublent tant mon sang,
Je saignai de bonheur tout le désagrément
Qui sclérosait mon cœur, semant trop de tourments
Dans mes veines, labeur, qui va m’annihilant.
Je cherche dans la nuit l’éclat du ver luisant
Qui guidera ma vie au milieu du néant
Pour mener à l’abri du moine en son couvent.
Je cherche Paradis et calme et reposant.
Il jaillit de mes veines un nuage d’encens
Aux douloureux « Amen » qui recouvrent mon temps.
Ma mort est à la traîne, elle vient, je l’attends.
Taillez–moi donc un chêne, un mas pour ossements.
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