Ma délivrance
Ta flamme déferlante qui a noyé mon cœur
Rouvre une plaie béante, ma folle idée : bonheur.
Ton astre défie lentes et germes de frayeur,
Mon âme noire enfante panacée de douleur.
Quand une vague danse rallume les lueurs
Que ta lumière dense revêt de sa noirceur,
Je cherche dans six lances la pointe de la peur
Pour qu’enfin je l’élance de par ce bras vengeur.
Chaque nuit tu me hantes, ton baiser destructeur
M’est sommet de souffrances, me soumet à mes pleurs.
Toi commune présente, toi qui connaîs mon heure,
Si je te fais offense, va donc glaner ailleurs.
Ô mortelle naissance, toi qui fais que je meurs
Tu m’as mis sur la pente pénible des labeurs.
Jusqu’à ma délivrance mes nuits seront d’horreur,
Dans cette vie démente, tu es le vrai tueur.
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