De toute bonne foi
Si loin que ma mémoire m’emmène
Je ressens ton amour qui m’enchaîne
Dans les douces prairies et les plaines
Des vallées où les passions s’égrainent.
Et la vie, constamment, nous rappelle
Que le feu n’est jamais éternel !
Il suffit d’une simple étincelle
Et la nuit rend sa place au soleil.
Quand l’avenir est morne et mortel,
Regarde la coupe à moitié pleine.
Souviens–toi quand tu lui chantais Brel,
Ell(e) serait de ton pays la reine.
Bien sûr que le temps, Emmanuelle,
Accentue l’érosion des « je t’aime »
Que je façonnais comme dentelle
Où je te dessinais en poèmes.
Le regain de nous deux m'ensorcelle
Quand tes bras me sont la balancelle
Qui me berce et d’un coup me rappelle
Que je fus ton charmant, ma pucelle.
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