Transplant
C’était nuit face à moi, je me sentais voler,
Ils se battaient pour moi et voulaient remplacer
Ce petit bout de moi qui s’était arrêté
Par ce morceau de toi qui pouvait me sauver.
Il battit tant de fois, irriguant tes pensées,
Ton corps vide de toi m’était présent donné.
Jusque dans l’au–delà tu m’appris à pomper
Ce cœur qu’un don de toi irrigua mes pensées.
De ton vivant tu as écrit vouloir laisser
Ton corps à son trépas aux mains d’un condamné.
Et quand dans mon coma tu m’as donné la clé
De ton cœur, de ta voix tu m’as dit : « sache aimer ».
Depuis mon cœur ne bat plus vraiment comme avant.
Il me chante tout bas que je suis des vivants.
J’ai appris à aimer, j’ai appris qu’en donnant
Une vie peut muer vers l’éternellement…
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