Sans trace
Et l’on marche à ses pieds sans laisser de trace
Il est sur le côté, il a pris sa place,
Il ne sait plus compter combien de gens passent
En feignant d’ignorer tout ce qui se passe
Sous leurs yeux embrumés par un cœur de glace.
Son mur c’est l’impasse où vont se réfugier
Ceux que l’on efface du droit à dignité ;
Pour eux plus de race, ils sont sur le pavé
Comme un bout de crasse qu’il nous faut éviter.
Pour conscience garder, on ouvre une place
Dans un triste foyer, chance de surface
Car les dés sont pipés contre leur menace !
La ville se lasse et son corps affamé
Ne sera tenace cette nuit trop glacée…
Au matin les pompiers… C’est lui qu’on ramasse !
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