Les Nues
Et il tape l’enclume de son marteau rouillé,
Plus une lame fume sortie de son brasier.
Et la roue du moulin ne pourra plus tourner,
Posée dans un jardin, elle n’est plus que tablée.
Le mineur emmuré dans sa cave sait bien
Que sa mine est noyée tels ses poumons sont pleins.
Et même le curé ne voit plus un chrétien
Se faire sermonner le dimanche matin !
Les poètes maudits, les chanteuses des rues
Se sont bien assagis ou bien ils ne sont plus
Que des êtres soumis, des artistes déchus !
Où est le temps béni, l’a–t–on déjà connu,
Où l’homme aimait la vie sans regarder, déçu,
Son passé bien fini, envolé dans les nues…
Chapitre suivant : L'ennui