Âmes, voyageurs
J'ai déposé des roses au lie de ma douleur
Pour camoufler ces choses aux yeux des voyageurs.
Dans mes vers ou ma prose arpentent mille pleurs
Dont l'émotion s'expose aux yeux de mes voleurs.
Impudique il échoit tous les maux de mon cœur,
Mes doutes, mes effrois, mes moments de couleur
Sur les mots de mon choix, mes rimes, phrases et leurres
Pour raviver en toi la flamme, la lueur.
Je vous vois, je vous sais, j'entends votre frayeur,
Je sens le sang mauvais étendre sa tiédeur
Dans vos mornes idées, accroissant la pâleur
De mon âme imprégnée de vos rêves vengeurs.
Je suis évanescent, j'ai de vous la candeur
Qui m'échauffe le sang fait de moi l'ascenseur
Qui portera au vent vers les pays d'ailleurs,
Tout ce qui fait tourment sur ton dos, Voyageur !
Chapitre suivant : Verdun le Sauveur