Verdun le Sauveur
Ce paysage vallonné
D'herbes et de fleurs
Où le lapin va gambader
Entre les couleurs
Offre le repos mérité,
Calme la douleur,
Des hommes gisant aux tranchées
De ce champ d'honneur.
Tu n'es plus terre, boue mâchée
De canons siffleurs,
Tu n'es plus source d'enterrés,
Ruisseau de vengeurs,
Toi capitale de la paix,
Mémoire aux malheurs,
J'écris le nom de ta cité :
Verdun le Sauveur.
Ville insoumise du passé
Qui fit ta grandeur,
L'avenir semble t'oublier,
Je crois qu'il a peur
D'affronter sa réalité :
Il te fait des sœurs.
Dans tous pays, toutes vallées,
Naît un chant d'horreur !
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