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Hommages

- Catégorie : Biographies / Témoignages
- Par Hervé de Quengo
-
- Date de publication sur In Libro Veritas : 25 septembre 2008 à 22h43
- Certains ont surtout de mauvais souvenirs, d'autres d'excellents... Quand l'ai lu le texte de Diwan Bertion, intitulé "la dictée", je me suis décidé à poser ces mots qui atténuent peut-être un peu la tristesse du monde...
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J'en ai eu les larmes aux yeux ! Pour moi aussi la scolarité a été un temps d'ouverture à ce qui est, à la richesse du savoir. Merci à vous Hervé de Quengo.
J’ai fait un profond examen de conscience, après vous avoir lu, pour trouver parmi mes souvenirs un professeur qui m’aurait marquée par son dévouement, son manque de parti pris, amour de son métier, par son objectivité, par sa faculté d’adaptation aux différents caractères ou facilités de ses élèves. Vous avez eu bien de la chance. Moi, je n’en ai pas trouvé un seul.
sinon l'émotion de lire une fois de plus un beau texte, un texte juste, au double sens de justesse et de justice.
Merci à vous.
Un hommage émouvant...
bon élève ? A enseignant passionnant, apprenant passionné ? Bravo pour ce bel hommage.
Avant de lire votre texte, j'ai lu celui de Diwan et j'y ai laissé un commentaire titré "Que de mauvais souvenirs !" Car je croyais n'en avoir que de ce type.
Mais je me rends compte grâce à vous qu'il n'en est rien. Pourtant, j'en ai bavé ! Que j'en ai bavé, autant que Diwan, peut-être !
Mais combien j'aimerai moi aussi revoir pour les remercier M. Capblanc, Melle Aubiban, Mme... comment, déjà, avec ses grosses lunettes et ses dents de cheval ?
Merci Hervé de nous rappeler les bons souvenirs parfois enfouis sous les autres.
J'ajoute ce texte à mes œuvres favorites !
son style, soigné, juste ,
l'histoire bien mené
calmement
souvenirs émouvants, si bien racontés ! La scolarité...
Ma préférée reste la poétesse Madeleine Viatte, ma prof de lettres en 4ème qui, bénévolement, m'invita toute une année chez elle pour m'inculquer les règles de bases de la poésie classique ! Je n'ai jamais oublié sa sévérité. Mais son exigence m'a permis de progresser.
J'adorais déjà la poésie, à l'époque. Je l'adore encore plus, grâce à elle.
Très beau texte et émouvant. Hervé a surtout des bons souvenirs et je pense aussi devait avoir des bonnes notes! j'ai fouillé ma mémoire, du primaire rien, de la 5eme Clairon(nul) qui m'a fait passer en cycle cour, CEG à l'époque, mon niveau ne laissant pas imaginer la carrière universitaire que j'ai fait. De la troisième Mr Chabaud, instit PEGC un grand monsieur qui m'a fait oublier mon orthographe et qui, grâce à lui, je suis parmi vous aujourd'hui. Et puis mon prof de bio de terminale qui m'a donné l'envi de faire médecine. Mais honnêtement, à l'heure de la dictée c'était l'angoisse.
Je n'étais pas un très bon élève, oscillant entre le zéro et le vingt sur vingt au gré de mes passions et calculant bientôt pour un honnête 10 (résultat improbable de ce jeu de yoyo) qui me permettait de passer les seuils...
ok! donc bien venu au club prés du radiateur, au fond de la classe ILV ;o)
Un texte universel.
Je n'ai pas pu m'empêcher de penser au film «Être et AVOIR» de Nicolas Philibert , ou à un film de Bertrand Tavernier (au choix).
Et, bien sûr, me sont revenues les odeurs de salles de classe poussiéreuses et les images de ce vieux couloir des sciences (biologie, physique, chimie) où nous retrouvions, encastrés, des instruments de tortures (outils chirurgicaux du XVIIIe siècle) ou, montés comme trophées de chasse (pour nous enseigner que la nature pouvait aussi, parfois, commettre de lamentables erreurs), des têtes de chèvres à trois yeux et de veaux siamois...
Je m'imaginais sortir de cette école privée pour garçons prêt à poursuivre de brillantes études scientifiques...
Messieurs Lacasse et Courcelles m'ont dégoûté de la chimie et de la physique (est-ce un hasard si ceux de mes collègues qui ont étudié plutôt avec messieurs Chaumont et Plante ont continué, pour la plupart, leurs études en science?).
Je dois reconnaître qu'un seul professeur, brillant pédagogue, a retenu mon attention. Il enseignait une matière pour laquelle je ne ressentais aucune attirance. Il écrivait au tableau noir sans se soucier des multiples fautes d'orthographe (au moins une par mot) et de syntaxe que nous ne manquions pas de relever entre-nous.
Il enseignait l'économie. Je sais maintenant que, si j'avais mis en pratique ses brillantes leçons, je ne serais probablement pas dans la dèche aujourd'hui (pauvre Rutebeuf).
Mais grâce à M. Bécu je sais POURQUOI j'y suis.
Merci à Hervé de Quengo pour ces réminiscences.
On devrait tous faire cet exercice, honorer par écrit celles et ceux qui nous ont fait être. Je le fais parfois dans ma tête et parfois je rêve de retrouver les enfants de ces maitre(sses).
Très significativement les noms s'effacent au delà du premier cycle (je n'oublierai jamais celui de mon prof de lettre de première, à qui je dois tout - mais j'ai oublié comment l'orthographier)
Enfin on a ici la clé du style Quengo (court, tranquille, et chute brutale) : Le Dormeur du Val.
Je comprends mieux ton message. Heureusement que tout le monde n'est pas pareil sinon je n'aurais eu qu'à recopier ton texte.