In Libro Veritas

Spiritua's eyes

Par Ezilann Okinoyan

Cette oeuvre est mise à disposition du public sous un Contrat Creatives Commons (by-nc-nd)

Vous êtes en mode de lecture plein écran. Cliquez sur le lien suivant si vous souhaitez afficher la version classique de cette oeuvre

Table des matières
Que pensez vous de cette oeuvre ?

chapitre 1 : Départ pour quelque part

Préface :
Les êtres humains ne sont pas tous pareils, il y a les blancs, les noirs, les idiots, les savants, les tops modèles et ceux qui ont les oreilles décollées. Il y a aussi les dieux et le commun des mortels, ceux qui ont des pouvoirs, et ceux qui n’en n’ont pas, ceux qui y croient, et ceux qui n’y croient pas. Je souhaite que tous mes lecteurs, sceptiques, voyants, chrétiens, indiens ou martiens, prennent le temps de lire mon histoire et d’essayer, pendant les instants de leur lecture, juste un peu d’y croire. Peut-être pourrez-vous pénétrer le coeur de la spiritua, et comprendre les secrets cachés du roman.
Sur ce, bonne lecture et amusez-vous bien !!!

Chapitre I : départ pour quelque part

C'était une matinée brumeuse sur les plateaux de Zerblion, oui, toutes les matinées étaient comme cela sur ces plateaux loin de la mer intérieure de Yoki, mais celle-ci semblait particulièrement dense à Yani. Yani était un garçon d'environ 13 ans, qui habitait sur les plateaux depuis 2 mois. Il admirait à présent l'herbe humide sur laquelle allaient bientôt paître les vaches de son "demi père numéro 7" comme l'appelle lui-même Yani, lorsque ni sa mère ni le père X du jour ne peuvent l'entendre. Ses soeurs le lui reprochent souvent mais il s'en moque: il a toujours détesté tout ses "demi pères" quelque soit le numéro. Il faut savoir que Yani n'a pas connu son père car il a été assassiné et que depuis sa mère ne cesse de se chercher un nouveau fiancé, d'ou ses nombreuses demi-soeurs. Il n'a pour seule soeur par son père une jeune fille, certainement adolescente, qui avait été enlevée il y a une dizaine d’années, à cette époque, il n'en était encore qu’à son deuxième beau-père et en avait été très affecté. Il a 8 demi-soeurs mais aucun frère, demi ou pas, personne ne sait s'il s'est déjà aperçu de ce détail.
Il poussa un soupir et se tourna vers son calendrier, demain ... pensa t'il et il se leva.



Lorsqu'il entra dans la salle à manger, tout le monde était déjà là et les yoghourts et fromages étaient servis, largement entamés. Yani se dépêcha de s'installer en silence et commença à manger.
"Yani, pourrais tu m'aider à traire les vaches cet après-midi? Lui demanda Youris, le fameux numéro 7.
-Oui. Répondit-il simplement, de tout façon il savait bien que cela signifiait"Toi, tu vas m'aider dans ce boulot si tu veux gagner ton pain!"C’était certain.
-Maman, zuzie elle a désiré za robe!s'exclama soudain la 2ème plus jeune soeur de Yani:Cléa, dont le père était le précédent fiancé de sa mère. Et "zuzie" est une poupée, c'était une très jolie poupée de celles qui figurent dans des musées et des collections, c’était.
-Oui ma chérie, répondit sa mère, je la raccommoderait tout à l'heure."
La journée se déroula normalement, le garçon aida son beau-père avec ses vaches juste après le déjeuner et s'étonna même d'être libéré à seulement 5 heures.
Il en profita pour aller chercher un rouleau de papier cacheté dans sa chambre et alla dans les champs se cacher.
Lorsqu'il se sentit en sécurité derrière une grosse meule de foin, il fixa le rouleau de parchemin des yeux. Au bout d'un moment le sceau de cire qui cachetait le papier se mit a fondre uniquement du coté papier. Yani le décolla précautionneusement et le mit délicatement dans une poche de son pantalon. Il déroula le document qui dévoila une carte détaillée à la façon d'une carte d'état major de la ferme et de ses champs, visiblement faite à la main par Yani lui même. Mais elle était tout de même faite avec grand soin.
"Il faut qu'elle soit prête pour demain"dit-il. Brusquement, il interrompit sa rêverie et sortit un fêtu de paille de la même poche ou il avait déposé l'étrange sceau. Il fixas le brin de paille de la même façon que le rond de cire et le bout devint pointu, il continua sa carte avec en s'en servant comme d'un stylo, celui-ci écrivait d'une étrange couleur brun rouge, qui virait parfois au noir d'encre, puis repartait vers un jaune quasi-fluo.
Il passa 2 heures à la finir et à la fignoler. Lorsqu'il s'aperçut qu'il était 7 heures, il s'interrompit, rangea ce qui redevenait tranquillement un simple brin de paille, et ressortit le sceau de cire. Il le posa sur le papier qu'il avait ré enroulé et le fixa encore de cette étrange manière. En quelques secondes cette fois-ci, le bout de cire colla le papier et Yani le fourra dans sa poche, puis se mis à courir vers sa maison en réfléchissant à une excuse avant de se dire qu'il n'avait qu'à être aussi silencieux que d'habitude et personne ne remarquerait son retard. Il coura plus vite, le coeur léger: il avait fini la carte.



L’orsqu'il arriva chez lui, il ne restait du dessert qu'une part de tarte que Yumi avait visiblement gardée pour lui, et elle la défendait farouchement. Yumi est la plus vieille soeur de Yani, l'orsqu'on les regarde, on jurerais qu'il sont nés à la même seconde, et elle a à peine un an de moins que lui. C'était aussi la seule parmi les nombreuses filles de cette maison à comprendre la douleur qu'il pouvait ressentir à l'égard de sa famille, ou du moins à en comprendre l'ampleur sur le garçon. Il s'assit pris la part que sa soeur lui tendait et commença à manger,après avoir lancé un bref merci qu'elle seule avait entendu.
L'orsqu'il se coucha, il songea qu'il ne pouvait plus reculer, et cela ne pus que raccourcir son sommeil.



Yani se réveilla en sursaut, jeta un oeil à la fenêtre et vit que le soleil n'était pas levé et ne semblait pas pressé de s'y résoudre. Cela le calma un peu mais il ne pris pas le temps de se reconcentrer sur son but, seulement celui de retrouver ses esprit et de vérifier que tout le monde dormait. Il écouta et fixa le sol pendant un instant de ce regard étrange avant de se lever. Il tourna doucement la tête vers les autre lits qui contenaient ses soeurs, puis vers la porte qui menait à la chambre de sa mère."Il faut le faire... Je ne peux plus reculer..." pensa-il. Et il se dirigeât vers la porte de la salle à manger, l'ouvrit doucement, puis la referma. Il sorti le sac à dos qu'il avait caché sous le lavabo, et sortit de la maison part la fenêtre qui se trouvait au-dessus du buffet car la porte d'entrée étais toujours fermée la nuit, même le jour d'ailleurs.
Il mit son sac à dos sur son épaule, se hâta de mettre les basket qui était cachées entre les murs extérieurs de la maison et les renforcement en bois d'hiver placés sur ceux-ci, et se mit en route pour gagner le champs non moissonné le plus proche, en pensant qu'il y serait en sûreté, entre les tiges de 2 mètres de haut, avant de sortir sa carte pour se diriger vers la forêt. Là, il sera tranquille: impossible pour quiquonque de le retrouver dans cette jungle, à moins d'avoir un émetteur-récepteur sur soi.
Il décacheta la carte du regard, glissait la cire dans la même poche que la veille où reposait toujours le brin de paille qui avait servi à dessiner la carte qu'il avait à présent en main. Il la déroula et promena un instant son regard dessus, puis il observa le chemin qu'il devait parcourir jusqu'au bois sur le papier blanc parcouru de veines brunes, il l'observa de ce regard mystérieux et le chemin qu'il devait suivre jusqu'au bois apparus d'une couleur fluorescente sur la carte, puis il sorti une boussole d'une autre poche légèrement décousue et avança.
Il avança ainsi et atteignit rapidement le champ qu’il visait. Il s’y engouffra et soupira.
« Au revoir, dit-il, se tournant vers sa maison, non, adieu, corrigeat-il. »
A cet instant il entendit un bruit et vit les blés bouger pas très loin de lui. Il ferma les poings, se baissa légèrement et bondit en direction du mouvement. Et découvrit... sa sœur, Yumi!!! Qui lui donna un coup de pied bien visé avant de le reconnaître
« Oh Excuse moi Yani ! Je croyais que c’était une bête !
-Et moi je croyais que ma mère ou n° 7 me poursuivait. Mais que ce soit toi…c’est encore plus horrible !
-très drôle ! En attendant figure toi que je n’ai pas l’intention de te ramener à la maison. (Bien que l’idée soit séduisante…)
-Oui, je sais, tu veux me jeter du haut d’une falaise.
-Non, je veux m’enfuir moi aussi !
Yani resta bouche bée, mais repris le sens de la parole lorsqu’elle le gifla.
- Mais ça va pas la tête !
-Si, si, très bien. Au fait comment t’y prends-tu pour trouver ton chemin ? Moi je me suis contentée de te suivre mais…
-Et bien contente-toi de continuer ! »
Et Yani commença à marcher, carte sous le nez et boussole en main. Sa sœur regarda la carte, fascinée, mais ne lui posa pas de questions, elle sentait bien qu’il était de trop mauvais poil pour y répondre.




Il marchèrent ainsi jusqu’au lever du soleil et ils arrivèrent enfin à l’orée de la forêt où ils s’arrêtèrent un instant pour discuter.
« Bien, commença Yani, pourquoi tu me suis ?
-Je t’ai dit que je voulais aller avec toi ! Lui répondit sa sœur
-Et en admettant que se sois vrai, tu penses vraiment que tu pourras survivre ? Répliqua son frère avec un sourire.
-Et toi ? Un long silence suivit ces paroles… Et puis d’abord, pourquoi veux-tu t’enfuir ?
-Ma mère me fait chier, n°7 me fait chier, vous me faites chier…
-Pardon ?
-Je vois pas pourquoi j’aurais du rester !
-Mm… ce n’est pas la politesse qui t’étouffe ! Bon, on y va ?
-On serait déjà loin si tu arrêtais de discuter !
-Bien monsieur…
Et c’est ainsi que Yani et Yumi entamèrent leur curieux voyage vers… il ignorent même leur destination !