Scène VII
SCENE VII
L’OFFICIER, NOAH puis L’AGENT puis JEAN
(Le commissariat de Police)
NOAH
Qu’a donné l’enquête, monsieur ?
L’OFFICIER
On est sûr que c’était un homicide volontaire. On attend l’homme pour l’interroger, sa femme a été placée en détention ce soir, les médias nous assaillent, ils veulent savoir. Et la foule hurle à l’assassin…
(L’agent rentre à petits pas)
NOAH
Monsieur ?
L’AGENT
Je suis désolé…Il m’a pris mon arme…
JEAN, entrant
Pas un geste ! (Il met l’officier en joue)
L’OFFICIER
Monsieur, lâchez cette arme, vous aggravez votre cas.
JEAN
Vous faites votre devoir, laissez-moi faire le mien.
NOAH
Jean…
JEAN, ne l’écoute pas, à l’officier d’une voix terrible
Votre jugement a été rendu ! Vous m’avez condamné à la prison à perpétuité !
L’OFFICIER
Mais votre femme n’aura que dix ans…
JEAN
Tout ça pour une foule, que savent t-ils ? Rien ! Ils n’ont pas été obligés de tuer leur enfant, ils ne savent pas ! Vous, docteur, vous m’avez menti, vous m’avez dit qu’il y avait une chance, c’est ma femme qui m’a dit la vérité. (à L’officier) Je ne vous en veux pas, officier, vous faites votre travail.
L’OFFICIER
Il y a des jours où c’est un sale boulot.
JEAN
Et il y a Camille…C’est pour elle que je suis désolé de quitter la vie…
NOAH
Comment ? Malheureux ! Arrêtez !
JEAN
Quoi ? La vie d’un assassin compte t-elle pour vous ? J’ai eu un choix à faire et je l’ai fait, je ne finirai pas ma vie, enfermé sans Camille pour avoir été responsable une fois dans ma vie ! Finalement, vous aviez raison docteur, je vais mal finir. (Il se vise lui-même)
L’OFFICIER
Arrêtez ce chantage !
JEAN
Adieu, humanité vile et traître. Adieu monde cruel et injuste mais aussi Adieu bons moments et amour, pardonne-moi Camille. (Il tire) Pardonne-moi ma chérie… (Il expire)
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