Scène II
ANNAUL, seule, elle a encore changé, elle est habillée avec une chemise blanche et un jean, toujours les mêmes cheveux
La fusion ne se stabilise pas… mon visage change en permanence. Mon beau visage… c’est drôle, Paul n’aurait jamais dit ça. Je pense que nos consciences sont en train de fusionner elles aussi. Est-ce que Anne aurait prit le dessus ? (Elle sort un petit miroir de sa poche) Physiquement oui… pourtant je ne me sens pas chez moi. J’ai l’impression de vouloir dormir dans une salle froide avec pour seule protection une couverture trop petite. Je la tire vers moi, j’ai froid aux pieds, je les couvre. Ma gorge se raidit sous le froid glacial qui me caresse en passant. Je ne trouve pas de solution. D'un coté j'ai ce qui est désirable, désiré mais impossible ; et de l'autre j'ai ce qui m'effraie, me saisit à la gorge mais que je désire… Sinon je laisse tomber la couverture, je cesse de lutter et consens à ne pas dormir mais au moins j'aurais la paix. Quelle paix ? Aucune. Mais enfin, qui suis-je ? Je ne suis ni Paul ni Anne… et tous mes objectifs sont contradictoires. Je veux prendre Oscar la main dans le sac mais je l’aime… je veux qu’Alexandra le lâche… j’aime Camille, et je voudrais la prendre dans mes bras… Bon, il ne faut plus penser à tout ça, pour mon plan, j’ai besoin de la clé cette chambre. (Elle cherche puis regarde vers la télévision) Il la cachait toujours là… je ne vois pas pourquoi il cachait cette clé d’ailleurs… j’ai beau fouiller dans les souvenirs d’Anne… Peut-être que la fusion occulte certains souvenirs… (Elle prend la clé. On entend du bruit à l’extérieur) C’est Alexandra ! Vite, allons lui ouvrir ! (Elle met la clé dans sa poche puis va ouvrir la porte)
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