In Libro Veritas

Fusion

Par Imago

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Table des matières
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Scène VIII

OSCAR et ALEXANDRA, dans la chambre, PAULLANNE, MARIE, CAMILLE
 
VOIX DE CAMILLE. Paullanne ! Reviens ici !
PAULLANNE, à part. Zut, elles m’ont retrouvé ! Vite, fermer la porte ! (Il verrouille la porte de la chambre et revient vers la porte puis sort. La lumière se rallume)
OSCAR. On nous a enfermés !
ALEXANDRA. Ça doit être la fille de tout à l’heure, elle a dû faire ça pour qu’on soit tranquilles…
OSCAR. Ah… bon, tu crois ?
ALEXANDRA. C’est elle qui m’avait demandé de venir ici, elle ne te l’a pas dit ?
OSCAR. Si bien sûr… (à part) Anne, la traîtresse, elle va me le payer !
ALEXANDRA. Alors, tu as pas peur que l’on s’ennuie si on reste comme ça, à se regarder ? On pourrait peut-être faire autre chose…
OSCAR, à part. Après tout, pourquoi pas ? (La lumière s’éteint, entrent Paullanne, Marie et Camille)
MARIE. On t’a cherché partout dans toute la ville, il est dix heures du soir ! Tu devais rester dans le grenier !
PAULLANNE. Mais Alexandra…
MARIE. Tu ne l’as pas appelé pour dire que c’était du pipeau ?
PAULLANNE. Mais ce n’est pas du pipeau, elle va prendre Oscar la main dans le sac et je pourrai le récupérer !
CAMILLE. Mais c’est pas vrai ! Fais appel au Paul qui est en toi !
PAULLANNE. Mais Paul ne dit rien !
CAMILLE. Oh, et puis j’en ai marre de tout ça ! De toute façon, Anne avait raison, Paul ça ne vaut pas le coup, maintenant vous êtes collés ensemble, eh bien restez-y !
PAULLANNE. Mais Camille…
CAMILLE. C’est la vie, c’est comme ça ! Je pense que je ne te connais pas et puis votre fusion, vous la faites sans moi.
PAULLANNE. Mon amie, mon amour…
CAMILLE. Ni l’une, ni l’autre, tu n’es ni Anne ni Paul, d’ailleurs je me fiche de l’un comme de l’autre ! Vous êtes complètement déréglés, je veux une vie tranquille, sans histoire, je ne veux pas un sortir avec un trans ! (Elle sort)
MARIE, à Paullanne. Ça va ?
PAULLANNE. Il m’est arrivé d’aller mieux. (Silence, on entend des cris de plaisir dans la chambre) C’est quoi ça ?
MARIE. J’allais te poser la question.
PAULLANNE. C’est chaud pourtant ils devraient s’entretuer à l’heure qu’il est. Je me demande si… (Il réalise soudain) Oscar !  Le salaud ! Il est en train de se la faire !
MARIE. Qu’est-ce que tu racontes ? C’est la maison d’Anne ici !
PAULLANNE. C’est compliqué… (à part) Et dire que je les ai enfermés ensemble ! (Haut) Mais ça ne va pas se passer comme ça ! (Il se dirige vers la porte)

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