Scène IX
OSCAR et ALEXANDRA, dans la chambre, PAULLANNE, MARIE, NICOLAS
NICOLAS, entrant, à part. C’est dingue, je viens de reconduire le mari d’Irène ! J’ai reconduit le cocu chez lui ! Bon, Irène ne devrait plus tarder ! (Il aperçoit Paullanne et Marie) Mais qu’est-ce c’est que tout ce monde chez moi ! A dix heures et quart !
MARIE. Monsieur, on ne voulait pas déranger…
NICOLAS. Mais allez-vous rentrer chez vous ! Anne et ses copains… vraiment, elle dépasse les bornes ! Elle est rentrée d’ailleurs ?
PAULLANNE. Justement, c’est pour ça qu’on est ici.
NICOLAS. Quoi ? Il est arrivé quelque chose à ma fille chérie ?
PAULLANNE. Pas vraiment… enfin, elle ne rentre pas ce soir.
NICOLAS. Je veux savoir où est ma fille !
PAULLANNE. Elle n’est pas loin, vraiment pas loin ! (On entend les bruits dans la chambre)
NICOLAS. Dans cette chambre ?
PAULLANNE. Ah non, pas du tout ! On ne sait pas ce qu’il y a là dedans !
MARIE. Peut-être une chauve-souris, ça crie beaucoup.
NICOLAS. On va bien voir ! (Il va vers la télévision) Mais où est passé cette foutue clé ?
PAULLANNE, à part. Zut, c’est moi qui l’ait ! (Le portable de Nicolas vibre, il lit le message)
NICOLAS, à part, lisant. Je suis arrivée, la voie est libre ? (Parlé) Mais non, elle n’est pas libre ! (Haut)
Les enfants, je ne trouve pas la clé, sortez, je fouille ce soir et j’ouvre, si Anne vous contacte, vous m’appelez ! Maintenant, rentrez chez vous ! (Ils ne bougent pas) Allez, dépêchez-vous !
MARIE, bas à Paullanne. On a pas le choix…
PAULLANNE, de même. Je crois que j’ai vraiment fait une connerie… (Ils sortent)
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