Scène VII
ANNAUL, seule
(La scène demeure un moment vide puis Annaul entre, toujours en peignoir. Elle s’approche doucement de la machine, les yeux inquisiteurs puis se frotte les mains) Si jamais tout d’un coup cette machine s’arrêtait… ce serait… regrettable. (Elle tourne autour de la machine) Mais comment la faire disparaître…. ? (Son téléphone sonne) Qui c’est ? (Il regarde l’appel) C’est la mère de Paul. Et si je lui disais… (Elle a un sourire et décroche) Allô ? Oui, maman… oui, c’est bien moi, Paul, tu ne reconnais pas ma voix ?... Où je suis ? Je suis à l’autre bout de la ville… devant le cinéma… oui… si tu peux venir me chercher… d’accord ça marche… mais oui, c’est moi, c’est téléphone qui fait ça… (Elle raccroche) Bien, elle va s’éloigner, je serai plus tranquille. Bon, je vais regarder un peu cet ordinateur… (Nouvelle sonnerie) Encore ? La mère d’Anne, cette fois ? Ce serait la cinquième fois ! (Elle regarde l’appel) Non, c’est Alexandra. (Elle décroche) Allô ? Oui, Alexandra… tout de suite ?... Mais tu es où là ?... Moi, je suis chez Paul, dans le grenier… c’est un copain… oui, tu peux passer… bien sûr qu’il est d’accord mais pourquoi… bon, si tu veux. (Elle raccroche) Elle me paraissait hésitante… en tout cas plus que la dernière fois. (Elle voit qu’elle est en peignoir) Mais ce n’est pas une tenue pour recevoir ! Il faut que j’aille me changer ! (à la machine) Toi, tu ne perds rien pour attendre ! (Bruits de pas dans l’escalier) Déjà ? Elle a du taper un sprint ! (Il ouvre la porte)
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