Scène XVII
LES MÊMES plus CAMILLE
CAMILLE, ouvrant la porte à la volée et cognant Oscar qui fait tomber le pistolet. Paul, tu es là ?
OSCAR. Aïe ! Quelle conne celle-là ! (Zoé court vers le pistolet et l’attrape)
ZOÉ. Ça suffit avec ces armes ! Faites l’amour pas la guerre ! (Elle ouvre le velux et jette le pistolet par la fenêtre)
ALEXANDRA. Alors ça veut dire qu’on fusionnera pas ? C’était tentant pourtant… (à Oscar, bas) Oscar, va te mettre dans la cabine de droite…
OSCAR. D’accord, Alexandra… (Ils se dirigent vers les cabines)
IRÈNE, sortant de la cabine. Enfin libre, j’ai eu très peur… (Oscar se glisse dans sa cabine)
ANNE. Alors Camille, qu’est-ce que tu lui voulais à Paul ? (Elle serre fort la main de Paul)
CAMILLE. Mais pourquoi est-ce que tu…
ANNE. Désolé Camille mais tu arrives trop tard.
PAUL. Je suis désolé, Camille, ce n’est plus possible entre nous.
CAMILLE, regardant tour à tour l’un et l’autre. Vous vous détestiez ! (à Paul) Elle a dit que tu n’étais pas terrible ! (à Anne) Et toi, Paul ne rêvait que de te voir partir ! (Aux deux) Vous n’arriviez pas à vous entendre ! Ce n’est pas possible ! Et maintenant, ma meilleure amie me pique mon copain !
PAUL. Tu nous as dit qu’on ne valait pas mieux l’un que l’autre, ce n’est pas ça que Paullanne a entendu ?
ANNE. Il me semble bien…
CAMILLE. Oh toi, arrête de me provoquer !
ANNE. Tu nous as laissé tomber, je ne vois pas pourquoi tu aurais Paul…
CAMILLE. Tu as encore joué de ton charme, j’en étais sûre ! Tous les mecs sont à tes pieds ! Mais ça suffit comme ça ! On va régler ça entre filles !
BEN. Attendez, qu’allez-vous faire ?
MADAME LAROCHE. Anne, je t’en prie…
ZOÉ. Faites l’amour, pas la guerre !
ANNE, à Camille. Je te prends quand tu veux.
CAMILLE. Tu vas souffrir.
MARIE, à Paul. Mais interviens !
PAUL. Crois-moi, il vaut mieux les laisser se débrouiller entre elles… (Pendant ce temps, Alexandra s’est glissée dans l’autre cabine)
ANNE, à Camille. Viens prendre ta raclée ! (Elles se battent)
MADAME LAROCHE. Anne ! Voyons, c’est ton amie ! Arrêtez ! (Les deux filles se rapprochent de la machine, Camille envoie Anne contre la commande)
BEN. Arrêtez, vous allez la déclencher !
IRÈNE. Mais qu’est-ce qui se passe si on la déclenche ?
BEN. Une fusion moléculaire entre…
IRÈNE. Laisse tomber ! Arrêtez, les filles !
OSCAR, dans la cabine. Ça va marcher ! (Marie s’aperçoit que Oscar est dans la cabine)
MARIE. Oscar ! Sors de là !
BEN. Il y a quelqu’un dedans ! (Marie se précipite vers la cabine, en même temps, les deux filles continuent à se battre. Marie arrive à rentrer dans la cabine et tire Oscar dehors, il est jeté sans ménagement en dehors de la cabine.)
OSCAR. Zut !
ALEXANDRA, dans l’autre cabine. Oscar ?
BEN, aux combattantes. Arrêtez de vous battre ! Non, pas par là ! (Marie se retrouve dans la cabine mais avant qu’elle ne puisse sortir, Camille envoie Anne contre la commande et le processus se déclenche. Bruit électrique, noir, les personnages paniquent et courent partout.)
PAUL. Marie !
CAMILLE. Oh non !
ANNE. Camille, tout ça, c’est de ta faute !
BEN. Mon projet est fichu !
MADAME LAROCHE. Mais non, tout va s’arranger, tu seras Académicien, Benjamin, tu seras Académicien ! (Fumée, tous les personnages courent partout, le rideau tombe)
RIDEAU