In Libro Veritas

À coeur joie - chronique ironique d'une vie paisible

Par faf

Cette oeuvre est mise à disposition du public sous un Contrat Creatives Commons (by-nc-sa)

Vous êtes en mode de lecture plein écran. Cliquez sur le lien suivant si vous souhaitez afficher la version classique de cette oeuvre

Table des matières
Que pensez vous de cette oeuvre ?

Le seuil absurde

                                 
    LE SEUIL ABSURDE
    
    Dans le bruit terrifiant des machines
    Je m’exprime comme un Homme.
    Dans la trouble lumière de la ville
    Je n’y vois rien le jour et trop la nuit.
    Dans l’haleine trop chargée des usines
    Je recule… Haut les cœurs ! Et je vomis.
    Ca m’écoeure ces conneries !
    Plus rien n’est vivant ;
    On veut me faire croire
    Que tout est compris.
Tout ce qui m’entoure
    Est un grand décor
    Qui fait le grand écart
    Devant le bordel monstre
    Qui nous agite ;
    Et en plein milieu mes mains
    Continuent de se branler
    Les pouces en rond…
    
    La Terre s’arrêtera-t-elle de tourner ?
    
    Pff… au fond… au fond je ne sais plus rien ;
    Je ne sais même plus si je ne sais plus rien.
    Ce qui est important de ce qui ne l’est pas ;
    Ce qui tourne rond de ce qui ne tourne pas…
    Tiens !
    Quand ça tourne pas rond parfois,
    On dit aussi qu’on tourne en rond.
    Enfin bon…
    Où j’en étais… j’en sais rien.
    Ah ouais ! Je ne sais plus rien,
    Et pis en fin de compte,
    Je m’en fous de tout ça.
    Je ravale mon vomi,
    Et quand j’aurai fini
    Toutes mes conneries,
    Mes cendres iront salir
    L’urne de l’ennui.
    Voilà. C’est tout ce que je peux dire.
    C’est tout ce que je sais.

    
    Grenoble
    le 21 avril 2006

Chapitre suivant : Antipodes (II)