Acte II
Lieu : Les appartements de madame.ACTE II, SCENE 1
MADAME, FEMME DE CHAMBRE
MADAME
Il est seul à m'aimer, le seul que je rejette.
J'y vois causalité, mais rien que je regrette.
FEMME DE CHAMBRE
Madame se fait cruelle, envers elle et le monde.
Sans doute se trompe-t-elle et les actes confonde.
Il n'a certes pas pu ignorer tous vos charmes,
Mais n'est jamais venu vous déclamer sa flamme.
C'est l'honneur de son rang qui fait taire les possibles
Et refuse à son sang de se montrer sensible.
MADAME
Hier encore il porta prudemment son regard
Evitant que je vois la tendresse l'émouvoir.
FEMME DE CHAMBRE
Je n'y vois qu'étiquette, morale et bienséance.
MADAME
Mon Dieu que tu es bête ou baignée d'innocence.
N'as-tu jamais jeté un regard amoureux
Tout en bas, dans les pieds plutôt que dans les yeux ?
FEMME DE CHAMBRE
C'est une coïncidence.
MADAME
Tous les jours répétés.
FEMME DE CHAMBRE
Juste une révérence qui dit sa probité.
C'est à votre mari qu'il doit sa position
Et il fait que sa vie n'ait pas d'autre passion.
MADAME
Il va bientôt venir, tu jugeras toi-même
S'il vient servir son sire ou si c'est moi qu'il aime.
FEMME DE CHAMBRE
Je ne crois les regards pas plus que tous les gestes
Quand ils portent le fard d'un respect sans conteste.
MADAME
Alors juge à sa voix, non le ton qu'il maîtrise,
Mais ce qu'il me dira. Tu en seras surprise.
FEMME DE CHAMBRE
Qu'ira-t-il vous porter ?
MADAME
Les fruits de sa mission.
Je l'avais commandée avant les tractations.
C'était avant que l'autre ne remontre son nez
Et se mette en arbitre de notre destinée.
Mais je crois mes paroles encore pleines de sens
Car sa chevauchée folle n'est pas que d'imprudence :
C'est un suicide d'honneur.
FEMME DE CHAMBRE
Vous n'avez pas d'espoir ?
MADAME
J'en aurais dans une heure s'il est sur un brancard.
J'en avais jusqu'à hier, que jusqu'à sa venue.
Je l'ai perdue quand, fier, il alla dans les rues
Et que tous, à chanter et danser en son nom,
Portèrent ce chevalier jusqu'au pied du donjon.
C'est au son de leur joie que j'ai perdu la mienne.
FEMME DE CHAMBRE
Non, je ne comprends pas l'obscurité soudaine
Alors que vint courir dans les rues la nouvelle
De secours à venir, ranimant l'étincelle.
MADAME
C'est que tu n'as vécue ce que j'ai enduré.
Rien ne m'importe plus que de tout écrouler.
J'ai souffert chaque instant de n'être qu'une clause,
Un accommodement quand deux forces s'opposent.
Je suis née pour servir un intérêt plus grand
Dont le seul devenir est celui des parents.
FEMME DE CHAMBRE
Mais moi aussi vous sert...
MADAME
Tu n'es pas née pour ça.
Tu n'as pas vu tes frères quand ils parlaient de toi
Comme d'une vile province qu'on pouvait échanger
Pour faire de quelque prince un nouvel allier.
FEMME DE CHAMBRE
Imagineriez-vous quels pussent être mes choix ?
Ma famille sans le sou en avait trop pour moi.
Mon aïeul avait su mettre en haut ses enfants,
Fit oublier qu'il fut descendant d'artisan,
Mais arrivé à moi le temps avait gâché
L'or, pas les apparats, qu'il nous avait légués.
Mon père ne doit son train qu'à des anciens appuis
Et de ce que mes mains lui rapportent d'ici.
MADAME
Alors tu me comprends par ton âme, ta raison
Même si d' un à cent se comparent nos prisons.
FEMME DE CHAMBRE
Non. Je dois avouer.
MADAME
Mais tu le dis toi-même.
FEMME DE CHAMBRE
Je me crois destinée, mais n'y vois de problème.
C'est ainsi que je suis et vis chacun des jours
MADAME
Sans espoir ni envie et cela pour toujours...
Je vois mieux à présent tout ce qui nous sépare :
Ce n'est pas les parents ou bien le peu d'espoir,
Mais que tu es soumise et moi seule révoltée.
J'attends que tu me dises que je me suis trompée.
FEMME DE CHAMBRE
Mais je ne peux pas madame ; je vous suis dévouée.
MADAME
Allez, juste une flamme, l'étincelle d'un briquet !
FEMME DE CHAMBRE
Las, je n'ai pas appris à juger vos demandes, Vos caprices, vos envies ni même vos réprimandes.
On m'enseigna de plaire, m'accommoder de vous,
A bien vous satisfaire, éviter les courroux,
A conserver ma place et le peu d'influence
Que mon père à l'audace, ou au moins l'arrogance,
De revendre aux amis contre de nouveaux prêts,
Faire des secrets d'ici quelques menues monnaies.
MADAME
Ce n'est déjà pas mal. Tu commences par trahir
Et j'espère qu'au final tu sauras le haïr...
FEMME DE CHAMBRE
Je demande à madame si je peux m'absenter.
MADAME
N'en fais pas un drame et reste à mes côtés.
Tu es là depuis quand ? Depuis combien d'hivers ?
Cela me semble tant, mais encore jusqu'à hier
J'ignorais tout de toi, de nos vies similaires.
Moi en haut, toi en bas, mais blessées dans nos chairs
par ce destin commun qui, passé par nos pères,
A tracé le chemin qui fait notre misère.
Reste avec moi un peu, mais reste sans te taire.
FEMME DE CHAMBRE Si madame le veut, mais j'ai beaucoup à faire.
Note : on toque à la porte.
Note : La femme de chambre sort et revient.
FEMME DE CHAMBRE
Le conseiller est là, je ne sais depuis quand.
Il exige qu'il vous voie. Il dit que c'est pressant.
MADAME
Je savoure son attente combien plus que ma hâte.
L'imaginer m'enchante quand le temps vient s'accroître
Et qu'il reste à ma porte souffrant la délivrance
Que pour moi il importe, qu'il ait enfin sa chance
D'être à mes yeux celui qui saura satisfaire
Cette impérieuse envie de tout mettre par terre.
Je le sens, là, fébrile, doutant de son talent,
En ces temps difficiles alors qu'un jour avant
Sur les coups de midi tout lui semblait joué,
Qu'il tenait mon mari sur le point d'abdiquer.
Tout lui semblait promis, si ce n'est ma tendresse,
Qu'au plus tard aujourd'hui, je louerais sa noblesse,
Toute son humanité et son sens politique
Qui avaient su sauver et la ville et sa clique.
FEMME DE CHAMBRE
Oui, j'ai entendu dire qu'on allait négocier,
Mais ne pouvais souffrir que cela était vrai.
On mendie une trêve chaque fois refusée,
Mais je crois que le glaive seul peut nous libérer,
Par la mort, la victoire, la furie entêtante,
Pas ces larmes d'espoir qui prient pour une entente.
Qu'avez-vous fait, madame, contre les gens d'ici ?
MADAME
Des mots comme des lames que d'une autre j'eus compris,
Mais de toi, non vraiment, je n'en saisis le sens...
Viennent-ils de l'instant ou d'une autre présence ?
FEMME DE CHAMBRE
Ils courent dans les rues et enflent à présent.
MADAME
Surtout n'en dit pas plus, voilà que je comprends :
C'est qu'ils sont de ces jours, leur éclat vient de naître,
Plus tôt, ils n'avaient cours, ni l'ombre d'un paraître.
Ah, maudit capitaine, tu l'as charmée aussi.
Tu feras de la peine dans bien des coeurs ici
Car tu dois disparaître dans l'instant ou dans l'heure
Pour qu'enfin cesse d' être cette guerre et ses pleurs.
FEMME DE CHAMBRE
Mais il peut la gagner !
MADAME
Ou tout autant la perdre,
Mais je n'ose l'espérer et ne veut plus attendre.
Appelle le conseiller et pars si tu le souhaites !
Tu ne peux rien changer.
FEMME DE CHAMBRE
Je sieds à la requête.
ACTE II, SCENE 2
MADAME, CONSEILLER
Note : la femme de chambre sort, arrive le conseiller
MADAME
Voilà mon bon ami que je faisais attendre.
Tout cela vous ennuie, mais vous devez comprendre
Qu'une femme de mon rang ne peut pas présenter
Surtout en cet instant, le commun de ses traits,
Il lui faut une allure ou bien elle n'est plus rien.
Vous seul n'en avez cure, je le sais que trop bien.
CONSEILLER
Qu'entendez-vous madame ?
MADAME
Rien, l'émotion sans doute
De la crainte faite femme qu'un jour je vous dégoûte.
CONSEILLER
Cela ne se pourra.
MADAME
Comme vous êtes gentil,
Mais la crainte restera qu'un jour mes infamies
Pourriront lentement un à un mes appuis,
Et me laisseront seulement la solitude amie
Sauf si je garde alors sur tous ces jolis coeurs
Cet attrait pour mon corps qui les fait demandeurs
De mes grâces, de ma peau, mes baisers et mes nuits
Et oublient aussitôt tous mes actes honnis.
Si mes cuisses sont offertes au seigneur du pays,
Qu'importe qui il puisse être, il sera dans mon lit,
Je ne choisis personne, j'ai le destin fidèle,
Mais plutôt qu'une nonne, j'ai bien d'autres modèles.
Tous les amants qui passent ne sont qu'un appétit,
Ou des pions que je place s'ils peuvent m'être profit,
Mais je ne trouve rien dans vos yeux qui m'assurent
Que je pourrai demain compter sur la luxure
Pour vous avoir encore fidèle à mes côtés
Une fois mon mari mort et moi seule accusée,
Traîtresse en ces murs, en ces rues, ce pays...
CONSEILLER
Vraiment, je vous l'assure, ce n'est pas un souci.
Il n'y a trahison que si gain personnel
Et cette seule raison suffit à rendre bel
Votre effort inhumain pour sortir de la guerre.
MADAME
Vous décrivez trop bien mes actions délétères.
La femme qui est sortie quand vous veniez d'entrer
N'est pas de cet avis. Elle n'est pas isolée.
Quelques pas m'ont suffi hier au soir dans la cour
Pour saisir que la nuit venait de couper court
A ce que nos efforts avaient pu amener.
CONSEILLER
Je ne vais donner tort à ce que vous pensez,
Mais il en faudra plus pour venir vous contrer
Que des batailles, qu'elles fussent celles de ce chevalier
Ou d'un autre qui suivra, une action dont je doute,
Quand celui-ci mourra : cette action est en route.
MADAME
Venez à mes côtés susurrer la nouvelle
Car rien qu'à cette pensée mon espoir se réveille.
Note : Le conseiller s'assied en bout de lit.
MADAME
Ainsi, nous serons mieux pour parler entre amis.
Rapprochez-vous un peu, vous serez mieux assis.
Note : Le conseiller se rapproche.
MADAME
Racontez maintenant tout de votre parcours
Depuis hier au couchant au sortir de la tour.
CONSEILLER
La ville était en liesse. J'étouffais de sa joie
Et je n'avais de cesse, là, d'y hâter mes pas
Car ne souhaitais souffrir d'entendre chanter haut
Les combats à venir menés par le héros.
J'avançais sans pudeur, sans rien cacher des larmes ;
Tous croyaient le bonheur venu saisir mon âme
Et tous me révoltaient en pleurant à leur tour
Mais d'un espoir d'épées, non d'une paix qui accourt.
C'est dans ces sentiments que j'arrivai aux murs
Et attendis l'instant qui serait le plus sûr
Pour gagner la sortie qui, sans être secrète,
Permettait dans la nuit une fugue discrète.
Quand le veilleur passa, encore gai du matin,
J'ai imprimé mes pas sur le rythme des siens.
J'arrivai sans problème à la porte fermée
Dont j'actionnais les pênes de chacun des loquets.
Vous connaissez la suite pour y être passée,
L'étroitesse des conduites et les noeuds du trajet
Jusqu'à gagner dehors, les murailles loin derrière,
Et aller vers le Nord pour gagner la lisière
Où l'ennemi attend. Ce soir il m'attendait.
Ce fut d'un pas pressant que l'on m'a amené
Jusque devant le duc écarlate de colère
Qui m'a, d'un geste brusque, jeté à même la terre.
Je n'ai rien ressenti de la honte, de la haine
Que tous auraient saisie, rajoutée à la peine.
C'est sans quitter le sol que je lui annonçai
Qu'une attaque un peu folle allait bientôt frapper,
Qu'elle serait dirigée par le même arrogant
Qui avait triomphé dans l'assaut précédent.
Ma trahison en gage, je me suis relevé,
Présentai mes hommages des vôtres précédés
Et rapportai vos mots, vos espoirs et vos voeux
Que le duc bientôt investisse les lieux.
D'une langue de flamme, je lui ai exalté
La puissance de son âme, ses talents de guerrier,
Le futur qu'il promut et celui qui sera
Tous les deux confondus dès le prochain combat.
Dans les gardes attroupés je sentais l'espérance
De la victoire hâtée qui prenait sa naissance
Dans les ombres du jour et la lumière des armes,
Profitant à leur tour du soleil et ses charmes
Pour écraser enfin la résistance honnie
Et entrer dès demain dans la ville des soumis.
J'appuyai leurs espoirs de détails sur l'attaque
Qui voulait dans le noir mettre leur camp à sac,
Mais jamais ne soufflai la moindre stratégie :
Il y avait assez de soldats réunis
Pour que bien des plans fusent sans qu'ils fussent poussés,
Ce qui fut mon excuse pour quitter l'assemblée.
Je retrouvai la nuit et la douce assurance
Qu'aujourd'hui à midi finirai l'espérance
De nos concitoyens en un siège qui se lasse.
MADAME
Vous me semblez serein, mais un rien me tracasse :
Se peut-il qu'il survive et revienne implacable ?
Car certains le décrivent chanceux, invulnérable.
CONSEILLER
Non, je ne le crois pas. C'est un homme torturé.
C'était déjà le cas quand il s'est exilé.
Il s'est nourri de jours à ressasser sa peine,
L'élevant dans sa tour au rang de souveraine,
L'amenant avec lui pour ce dernier assaut.
C'est pourquoi il fit fi des conseils, du repos,
Pour très tôt retenter de mourir dans l'honneur,
De mourir en héros, mais mourir dans l'heure.
Il ne souhaite plus vivre, maintenant qu'il a vu
Son seigneur le poursuivre de sa haine têtue.
MADAME
Vous nierez l'évidence, mais il s'est avéré
Que sa simple présence suffisait pour gagner.
CONSEILLER
Oui, s'il voulait gagner, mais ce n'est pas le cas.
Et vous aussi savez ce qu'on pense du combat.
On le voit victorieux et rien n'est à redire,
Mais tous se font peureux quand ils doivent y venir.
A mon retour du camp, je fus presque surpris
Par deux gardes parlant de l'assaut dans la nuit.
Pour pouvoir m'en défaire, j'ai dû leur ordonner
De se joindre à la guerre ou se faire arrêter.
Rien qu'un seul est parti, et l'autre est en prison.
C'est dire de la folie qu'à pour lui la mission.
MADAME
Temps qu'il sera vivant, je n'aurais de repos.
Vous parliez à l'instant du sire et de ses mots
Qu'il donna devant tous quand il l'a vu venir,
Mais je sais quelle course a pris son repentir.
Vous ne connaissez rien de ces pleurs qui l'agitent
Quand reviennent en son sein toutes les envies maudites.
Combien de fois a-t-il demandé à la nuit
Un prompt retour d'exil de son ancien ami ?
Et si ses mots furent froids et le ton si glacial
Surtout ne doutez pas qu'il a pour ce vassal
Bien plus d'attachement que pour n'importe qui
Et ce fait seulement à présent me suffit
A craindre sa présence plus qu'un succès guerrier
Pour guider l'espérance, refuser d'abdiquer,
Car comment, désormais, mon mari pourrait-il
Si on capitulait, trouver ailleurs asile
Où les deux pourraient être accueillis, acceptés.
Leur idylle à renaître a pour nid la cité.
CONSEILLER
Voyez l'indécision plus que d'anciennes larmes.
Déjà, hier en réunion il a brisé son âme.
Il ne laissera pas son coeur baigner ses mots,
Il leur préfèrera la voix de la raison.
MADAME
Qu'importe finalement puisqu'il ne va pas vivre,
Que d'ici un instant on verra son cadavre
Et qu'à la mise en terre la ville sera tombée.
CONSEILLER
Et vous seule héritière de toutes les contrées,
Car le duc m'a redit que malgré ses promesses
Il tuera dans la nuit toute l'ancienne noblesse.
MADAME
Les prompts libérateurs avides de conquêtes
Oublient souvent dans l'heure toutes les promesses faites.
Les peuples libérés n'auront pour changement
Qu'un prénom à crier pour maudire leur tyran.
CONSEILLER
Et le vôtre à louer d'avoir eu la vie sauve,
Pas une fille violée, ni une vie d'esclave.
Les gens découvriront avant le remariage
Quel être bel et bon ils ont en héritage.
MADAME
Je n'ose pas espérer tirer ce bénéfice
Qui viendrait s'ajouter à mon présent délice.
Ma grande oeuvre c'est tuer le régime qui me cause,
Depuis que je suis née, la vie que l'on m'impose.
Celui-ci sera mort dans une heure, une journée
Et j'en aurais encore tout un autre à user.
Alors qu'aurais-je à faire d'une foule qui m'acclame
Tel son ange tutélaire pour lequel elle se damne ?
Certes, elle pourrait m'aider à briser les puissants,
Si je peux espérer qu'elle m'estime longtemps,
Mais elle comprendra vite quelle démone je suis
Et viendra où j'habite réparer l'infamie,
Là, j'aurais tout perdu pour avoir trop joué.
Je préfère bien plus détruire que d'être aimée.
Note : Le conseiller s'approche. Madame le laisse faire.
CONSEILLER
Madame...
Note : On toque.
MADAME
Mais qui vient là ?
ACTE II, SCENE 3
FEMME DE CHAMBRE, MADAME, CONSEILLER
Note : Entre la femme de chambre prête à parler. Elle les voit, semble se raviser puis dit d'une voix neutre.
FEMME DE CHAMBRE
Un groupe est accouru.
Il venait des combats et j' y ai aperçu
Le capitaine blessé, transparent à la vie,
Qu'un de ces cavaliers maintenait mal assis
Jusqu'au bas de la tour où il s'est effondré
Jetant des "au secours" dans les coeurs éplorés.
MADAME
Voilà qui me ravi. Me voilà libérée.
FEMME DE CHAMBRE
Cessez votre folie, la cité va tomber
Et vous serez de celles que demain oubliera.
CONSEILLER
Laissez, mademoiselle, madame est en émoi.
Indiquez moi plutôt où le corps est posé.
Il faut que ce héros soit bien vite enterré.
Chapitre suivant : Acte III