In Libro Veritas

pourquoi Bob Marley est il mort d'un cancer?

Par boris szwertak

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Table des matières
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CHAPITRE 12

 
Le vendredi qui suivit nous apporta son lot de surprises. D’abord, un vrai couvre-feu à partir de 21 heures la semaine et 22 le samedi, ce qui immédiatement nous fit travailler a mi-temps, les restaurants et autres commerces nocturnes étant fermés. Les dérogations seraient quasi inexistantes afin d’éviter les faux, disait le journaleu. Il fit ensuite défiler les images de blindés anti-émeutes se postant devant Matignon et commenta la fouille des personne qui y rentraient.
De son bunker, ROBBA, s’imaginait pouvoir nous éviter, voire(encore plus ridicule) nous combattre.

Puis vers seize heures, alors que nous étions chez steph à commenter les infos devant la pile de quotidiens du jour et derrière nos bières, on sonna à la porte.
S - Planque le teuch !
N - Cool man.
B - Bon flippez pas je vais voir.
S - C’est bon tu peu ouvrir.

C’était René qui nous rendait visite, la tête pleine de questions et de doutes.
Bon, dit-il en nous rejoignant a table ou steph lui ouvrait une bibine, ch’étions vouch qui foutions ch’te pagaille, jch’en chuis chur.
Une vingtaines de bouteilles plus tard, alors que nous lui avions conter nos actions depuis notre rencontre précédente, il nous fit part de son soutien inconditionnel de la base militante et bien qu’il ne pût évoquer notre amitié à ces camarades de lutte, il était pas peu fier d’avoir participer à la mise en œuvre du nouveau régime égalitaire à venir.
Il incitait, nous dit-il , à l’occasion de réunions syndicales ou politique clandestines, ces compagnons à eux-mêmes perpétrer de petites actions et à former chacun des groupes de 10 personnes sures pour quadriller la ville et appuyer la lutte. ;
Nous en étions au pastis depuis longtemps quand, à neuf heures moins le quart sonna la sirène annonçant le couvre -feu, René était pris au piège chez steph mais çà ne le torturait pas plus que çà.
La soirée se passa exactement comme vous pouvez l’imaginer : manger liquide, fumer plus encore que la déraison le permet, banal.

La dernière surprise de la journée vint vers minuit vingt du soir environ :
René venait d’avoir un an de plus.

S - Quoi, comme çà en 8 heures de picole ?
R - L’est encore pluch couillon qu’à l’époque luich. Ch’étions mon anniversaire. Choisante huit, que cha me fait.
N - Bon, ben, çà se fête, fait péter le champ, steph.
B - Fait péter le champagne et ce que tu veux. Dis nous ce que tu veux faire exploser, René, c’est ton cadeau.
N - Non, on peu pas faire çà.
SH - Si-si-si, let’sgo. Ta plus bel anniversaire avec une joli feu d’artifice.
R - Y croit vraiment que ch’est raichonnable ? On est un peu bourré.
B - C’est çà on pourrait faire des bêtises sans s’en rendre compte.
R - Ben allez, un bâtiment vide alors chi pochible.

Nico cherchait dans le bloc la liste des usines et des immeubles de bureaux pour la présenter à René, steph sortait les télécommandes.
René aurait bien pris l’hôtel des impôts de son secteur mais nous ne l’avions pas en stock. Il dût alors se rabattre sur le siège social de l’OREAL, en nous expliquant qu’en plus de pourrir le monde avec leurs déchets chimiques et d’exploiter les masses laborieuses, ils finançaient le pari de Gumby et les réseaux néo-nazis.
En cinq minutes, Shawn improvisa un gâteau et devant la chaîne d’infos continues, nous portâmes un toast pour René, coupe en main. Il ouvrit alors son paquet avec à l’intérieur, surprise, une télécommande !
Fenêtres ouvertes pour tenter de percevoir la détonation avant que la télé ne la confirme, il respira profondément en fermant les yeux. Lentement, il posa son pouce sur la petite touche verte, stoppa sa respiration, rouvrit les yeux, regarda la télécommande, la télé puis nous autres silencieux et, comme si de la violence de son geste dépendait celle de l’explosion, il pressa avec rage.
René avait encore le doigt sur le bouton 3 secondes plus tard quand nous perçumes le bruit, rapidement suivit d’une vibration très sensible de tout l’immeuble. 
Nous avons dû patienter environ un quart d’heure avant qu’un journaliste arrive sur place et que nous ayons enfin des images.
Le bâtiment était, disait le présentateur, heureusement vide. René, rassuré, nous remercia pour ce merveilleux cadeau. La nuit se termina en vidant les stocks face au infos.
Au petit matin, nous partîmes tous de concert pour rejoindre qui son travail, qui son chez lui.
L’action resta non revendiquée

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